Du nouveau dans la presse spécialisée
Sources: ncbi - PubMed et msif.org

Dossier spécial IVCC dans la SEP - 2011Document d'informations sur l'insuffisance veineuse cérébro-spinal chronique dans la SEP, établi par l'ECTRIMS, l'ENS et le FNS. 2011. Télécharger le document | |||
Différences hommes/femmes pour les troubles cognitifs dans la SEP. Schoonheim MM et collaborateurs, Hollande. Multiple Sclerosis, Septembre 2011 Dans la sclérose en plaques (SEP) les hommes et les femmes sont affectés différemment, les hommes présentant une atteinte clinique plus importante que les femmes. La réorganisation fonctionnelle de l’activité neuronale contribuerait à limiter le handicap. Une possible différence homme/femme dans ce processus pourrait avoir des implications cliniques importantes. Le but de cette étude était d’étudier cette réorganisation fonctionnelle associée aux modifications des fonctions cognitives. Soixante personnes, appariées en âge, niveau d’éducation et quotient intellectuel ont participé à cette étude. Les patients hommes et femmes ont été appariés selon leur niveau de handicap, la durée de la maladie et les lésions de la substance blanche. Aux tests cognitifs, les hommes atteints ont obtenu des performances inférieures, principalement au niveau de la mémoire visuo-spatiale, à celles des femmes atteintes et à celles des hommes contrôles. Par contre, les femmes atteintes ne présentaient pas de différence. Dans le groupe contrôle, il n’existait pas de différence entre les hommes et les femmes. Les auteurs concluent que ces résultats soulignent l’importance du genre homme/femme dans la SEP et qu’il est important de mener des investigations dans des études plus larges.Effet du BG-12 chez des patients atteints de SEP rémittentes. Kappos L et collaborateurs, Suisse Multiple Sclerosis, Aout 2011 Dans un essai clinique de phase 2, 257 patients atteints de sclérose en plaques (SEP) de forme rémittente ont reçu soit le BG-12 (dérivé de l’acide fumarique) soit un placébo. Les résultats montrent une efficacité chez les patients atteints de SEP en réduisant le nombre de nouvelles lésions rehaussées par le Gadolinium. L’âge de début comme déterminant de l’expression de la SEP. Cossburn M et collaborateurs, Royaume-Uni, Multiple Sclerosis, Aout 2011 L’âge de début de la sclérose en plaques (SEP) jouerait un rôle sur le pronostic et les caractéristiques de la maladie. Dans cette étude, les auteurs ont étudié, chez 1 424 patients atteints de la forme rémittente de la maladie, s’il existait un lien entre l’âge de début, les signes cliniques et le 1er évènement en faisant des comparaisons spécifiques entre les formes pédiatriques, celles de l’adolescent et dans les formes à début tardif. Les données montrent qu’il existe une différence dans l’âge de début entre l’homme (31.2 ans) et la femme (29.3 ans). La maladie débutait dans 0.7% des cas chez l’enfant, dans 2.7% cas chez l’adolescent et dans 2.8% des cas tardivement. La névrite optique était le signe le plus commun observé chez les patients jeunes avec une diminution après 30 ans. Les troubles moteurs des membres inférieurs, sensoriels du visage, sexuels et sphinctériens augmentaient avec l’âge indépendamment du sexe et de l’évolution de la maladie. Le sexe ratio femme/homme était plus élevé lorsque la maladie débutait avant 16 ans et diminuait lorsque l’âge augmentait, avec un excès d’hommes après 50 ans. La probabilité de récupération complète après le 1er évènement diminuait avec l’âge : de 87.4% dans le groupe le plus jeune à 68% dans le groupe le plus âgé. Identification de nouveaux facteurs de prédisposition génétique à la sclérose en plaques : Une avancée majeure dans la connaissance des mécanismes biologiques de la maladie. International Multiple Sclerosis Genetics Consortium; Wellcome Trust Case Control Consortium.Nature, Aout 2011 Un consortium international de chercheurs vient d’identifier 29 nouveaux variants génétiques associés à la sclérose en plaques (SEP), apportant des informations clés sur la physiopathologie de cette maladie neurologique très invalidante. La majeure partie des gènes identifiés par cette étude est impliquée dans le système immunitaire, et révèlent les voies biologiques qui sous-tendent le développement de la sclérose en plaques. Dans cette étude, les chercheurs ont analysé l'ADN de 9772 personnes atteintes de SEP issues de 15 pays et de 17 376 contrôles sains. Les résultats confirment 23 variants déjà connus et en identifient 29 autres comme facteurs de prédisposition génétique à la maladie. Cinq autres sont fortement suspectés et devront faire l’objet d’études réplicatives pour être confirmés.Un grand nombre de gènes identifiés par ces travaux jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire, en particulier dans la fonction des cellules T (un type de globules blancs responsable de la réponse de défense contre des pathogènes, mais aussi impliqués dans l'auto-immunité) ainsi que dans l'activation des interleukines (médiateurs des cellules immunitaires). Fait intéressant, un tiers des gènes identifiés dans cette recherche ont déjà été impliqués dans d'autres maladies auto-immunes (telles que la maladie de Crohn et le diabète de type 1), indiquant un processus immunitaire commun à ces pathologies. Des recherches antérieures avaient suggéré un risque accru de SEP chez les personnes déficientes en vitamine D. Parmi les gènes identifiés aujourd’hui, 2 sont impliqués dans le métabolisme de cette vitamine, fournissant des pistes supplémentaires sur un lien possible entre les facteurs de risque génétiques et environnementaux. C'est la plus grande étude génétique sur la SEP jamais réalisée à ce jour grâce à la contribution de près de 250 chercheurs, membres de « l'International Multiple Sclerosis Genetics Consortium » et du «Wellcome Trust Case Control Consortium ». La France, représentée par le Réseau Français d’Etude Génétique de la Sclérose en Plaques (REFGENSEP) coordonné par le Pr Bertrand Fontaine et le Centre National de Génotypage (CNG) dirigé par le Pr Mark Lathrop a participé activement à cette recherche. Dix chercheurs et cliniciens français sont signataires de l’article scientifique. Depuis 1999, le réseau REFGENSEP recrute des patients volontaires pour la recherche génétique au sein de 33 centres répartis en France. Les résultats publiés récompensent le travail conjoint des neurologues et des scientifiques et surtout la volonté des patients de faire avancer les recherches. Bertrand Fontaine, David Brassat, Françoise Clerget-Darpoux, Olivier Gout, Frauke Zipp et Jean Pelletier sont membres du Comité Médico-Scientifique (CMS) de la Fondation ARSEP. Marc Debouverie et Ayman Tourbah sont membres du Comité Interrégional Médical de la Fondation ARSEP (CIRMA). La Fondation ARSEP soutient régulièrement le REFGENSEP.Les résultats vous sont résumés par les auteurs. Sawcer S, Hellenthal G, Pirinen M, Spencer CC, Patsopoulos NA, Moutsianas L, Dilthey A, Su Z, Freeman C, Hunt SE, Edkins S, Gray E, Booth DR, Potter SC, Goris A, Band G, Oturai AB, Strange A, Saarela J, Bellenguez C, Fontaine B, Gillman M, Hemmer B, Gwilliam R, Zipp F, Jayakumar A, Martin R, Leslie S, Hawkins S, Giannoulatou E, D'alfonso S, Blackburn H, Boneschi FM, Liddle J, Harbo HF, Perez ML, Spurkland A, Waller MJ, Mycko MP, Ricketts M, Comabella M, Hammond N, Kockum I, McCann OT, Ban M, Whittaker P, Kemppinen A, Weston P, Hawkins C, Widaa S, Zajicek J, Dronov S, Robertson N, Bumpstead SJ, Barcellos LF, Ravindrarajah R, Abraham R, Alfredsson L, Ardlie K, Aubin C, Baker A, Baker K, Baranzini SE, Bergamaschi L, Bergamaschi R, Bernstein A, Berthele A, Boggild M, Bradfield JP, Brassat D, Broadley SA, Buck D, Butzkueven H, Capra R, Carroll WM, Cavalla P, Celius EG, Cepok S, Chiavacci R, Clerget-Darpoux F, Clysters K, Comi G, Cossburn M, Cournu-Rebeix I, Cox MB, Cozen W, Cree BA, Cross AH, Cusi D, Daly MJ, Davis E, de Bakker PI, Debouverie M, D'hooghe MB, Dixon K, Dobosi R, Dubois B, Ellinghaus D, Elovaara I, Esposito F, Fontenille C, Foote S, Franke A, Galimberti D, Ghezzi A, Glessner J, Gomez R, Gout O, Graham C, Grant SF, Guerini FR, Hakonarson H, Hall P, Hamsten A, Hartung HP, Heard RN, Heath S, Hobart J, Hoshi M, Infante-Duarte C, Ingram G, Ingram W, Islam T, Jagodic M, Kabesch M, Kermode AG, Kilpatrick TJ, Kim C, Klopp N, Koivisto K, Larsson M, Lathrop M, Lechner-Scott JS, Leone MA, Leppä V, Liljedahl U, Bomfim IL, Lincoln RR, Link J, Liu J, Lorentzen AR, Lupoli S, Macciardi F, Mack T, Marriott M, Martinelli V, Mason D, McCauley JL, Mentch F, Mero IL, Mihalova T, Montalban X, Mottershead J, Myhr KM, Naldi P, Ollier W, Page A, Palotie A, Pelletier J, Piccio L, Pickersgill T, Piehl F, Pobywajlo S, Quach HL, Ramsay PP, Reunanen M, Reynolds R, Rioux JD, Rodegher M, Roesner S, Rubio JP, Rückert IM, Salvetti M, Salvi E, Santaniello A, Schaefer CA, Schreiber S, Schulze C, Scott RJ, Sellebjerg F, Selmaj KW, Sexton D, Shen L, Simms-Acuna B, Skidmore S, Sleiman PM, Smestad C, Sørensen PS, Søndergaard HB, Stankovich J, Strange RC, Sulonen AM, Sundqvist E, Syvänen AC, Taddeo F, Taylor B, Blackwell JM, Tienari P, Bramon E, Tourbah A, Brown MA, Tronczynska E, Casas JP, Tubridy N, Corvin A, Vickery J, Jankowski J, Villoslada P, Markus HS, Wang K, Mathew CG, Wason J, Palmer CN, Wichmann HE, Plomin R, Willoughby E, Rautanen A, Winkelmann J, Wittig M, Trembath RC, Yaouanq J, Viswanathan AC, Zhang H, Wood NW, Zuvich R, Deloukas P, Langford C, Duncanson A, Oksenberg JR, Pericak-Vance MA, Haines JL, Olsson T, Hillert J, Ivinson AJ, De Jager PL, Peltonen L, Stewart GJ, Hafler DA, Hauser SL, McVean G, Donnelly P, Compston A.Nature. 2011 Aug 10;476(7359):214-9. doi: 10.1038/nature10251. Les poussées de SEP ne sont pas associées à l’exercice physique. Tallner A et collaborateurs, Allemagne. Multiple Sclerosis, Juillet 2011. Comme la sclérose en plaques (SEP) touche souvent des personnes jeunes pratiquant une activité physique, il était important de savoir si celle-ci pouvait augmenter l’activité de la maladie. Dans cette étude, les auteurs ont utilisé un auto-questionnaire pour évaluer le lien entre les différents niveaux d’activité physique et les poussées chez 632 patients atteints de SEP. Parmi ces patients, un sous-groupe a été constitué afin de réaliser une évaluation objective des données cliniques et des paramètres de forme physique pour vérifier si des réponses subjectives pouvaient biaisées les résultats obtenus. Aucune association entre l’activité physique et les poussées n’a été mise en évidence dans les 2 analyses. Le groupe avec l'activité physique la plus importante montre même les valeurs moyennes les plus basses concernant le nombre de poussées. Ces données suggèrent que l’activité physique n’a pas d’influence sur l’activité de la maladie. Les lymphocytes T : une cible cruciale des œstrogènes responsable de l’effet protecteur de la grossesse dans la SEP ? Lélu K et collaborateurs, France Journal of Immunology, Juillet 2011. Des phases de rémission de la sclérose en plaques (SEP) sont fréquemment observées chez les femmes enceintes. L’effet protecteur de la grossesse est observé plus particulièrement au cours du 3ème trimestre, quand le niveau d’hormones sexuelles est le plus élevé, suggérant que les hormones stéroïdes et plus particulièrement les œstrogènes pourraient exercer un effet bénéfique sur la maladie. Effectivement, l’administration de 17b-œstradiol (E2) inhibe (bloque) le développement de l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale (EAE) chez la souris, un modèle animal de la SEP. Il était bien connu dans ce modèle que l’effet protecteur de l’E2 était associé à une inhibition de la réponse T CD4+ spécifique d’antigène du système nerveux central (SNC), par un mécanisme impliquant un des récepteurs nucléaires (du noyau cellulaire) aux œstrogènes : REa. Cependant la cible directe des œstrogènes responsable de cet effet anti-inflammatoire n’était pas connue. Les travaux réalisés avec le soutien de l’ARSEP par K. Lélu et coll. à l’INSERM U1043 (Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan) viennent d’identifier une cible majeure de l’E2 responsable de l’effet bénéfique des œstrogènes dans l’EAE. En s’appuyant sur plusieurs modèles de souris invalidées de manière tissu-spécifique pour le récepteur aux œstrogènes a (REa) (c'est-à-dire que ces souris n’expriment plus le gène codant pour le récepteur aux œstrogènes) dans différentes sous-populations du système immunitaire, ces chercheurs ont mis en évidence que l’effet protecteur de l’E2 sur le développement de l’EAE chez la souris nécessitait l’expression de REa dans les lymphocytes T. La compréhension des mécanismes par lesquels l’activation du récepteur aux œstrogènes dans les lymphocytes T contribue à inhiber la réponse inflammatoire contre les antigènes du SNC, pourrait servir de base au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le traitement de cette maladie auto-immune. Lélu K, Laffont S, Delpy L, Paulet PE, Périnat T, Tschanz SA, PelletierL, EngelhardtB, and Guéry JC. Estrogen receptor a-signaling in T lymphocytes is required for estradiol-mediated inhibition of Th1 and Th17 cell differentiation and protection against EAE. J. Immunol. 2011 (in press) Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Les résultats vous sont résumés par les auteurs. | Archives année 2010 ![]() | ||
| Rôle potentiel de l’Interleukine 13 dans la neuroprotection Rossi S et collaborateurs, Italie Multiple Sclerosis, Juin 2011 L’inflammation conduit à la neurodégénération dans la Sclérose en Plaques (SEP). Dans cette étude, les auteurs ont analysé les corrélations entre le liquide céphalorachidien (LCR), l’imagerie, la clinique et les atteintes neuronales. Les auteurs ont trouvé que le taux d’interleukine 13 (cytokine produite par les lymphocytes T activés et qui agit dans la phase effectrice de l’inflammation) présent dans le liquide céphalo-rachidien des patients atteints de sclérose en plaques était corrélé à l’intégrité neuronale et axonale. Cette étude suggère que l’interleukine 13 pourrait jouer un rôle neuroprotecteur dans la régulation de l’intégrité neuronale des patients atteints de sclérose en plaques. Des cellules souches du système nerveux périphérique capables de se différencier en cellules du système nerveux central. Zujovic et collaborateurs, France PNAS, Juin 2011 Dans cette étude, nous avons démontré que des cellules du système nerveux périphérique (SNP), les cellules des capsules frontières (CCF), présentaient une très grande plasticité (capacité des cellules à s’adapter à leur environnement). Les cellules de la capsule frontière sont des cellules immatures qui au cours du développement vont participer à la mise en place du système nerveux périphérique. Nous avons mis en évidence que si les cellules de la capsule frontière sont greffées dans le système nerveux central (SNC) en développement, elles vont s’adapter à ce nouvel environnement « central » et donner des cellules du SNC comme les oligodendrocytes. Nous avons ensuite réussi à reconstituer la séquence de signaux moléculaires qui permettent aux cellules de la capsule frontière d’être « reprogrammées » en cellules myélinisantes du système nerveux central. Cette nouvelle méthode de « reprogrammation » nous permettra de développer une nouvelle stratégie thérapeutique pour des maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques. Zujovic V, Thibaud J, Bachelin C, Vidal M, Deboux C, Coulpier F, Stadler N, Charnay P, Topilko P, Baron-Van Evercooren A. Boundary cap cells are peripheral nervous system stem cells that can be redirected into central nervous system lineages.Proc Natl Acad Sci U S A. 2011 Jun 28;108(26):10714-9. Epub 2011 Jun 13. Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Les résultats vous sont résumés par les auteurs. | |||
| Exposition dans la petite enfance et risque de SEP: une étude de population Ramagopalan SV et collaborateurs, Royaume-Uni. Journal of Neurosciences, Mai 2011 L’étiologie (les causes) de la Sclérose en Plaques (SEP) est déterminée par l’interaction entre des gènes et l’environnement. Il a été suggéré que l’exposition dans la petite enfance à certains éléments de l’environnement influençait la susceptibilité à la sclérose en plaques. Dans cette étude de cohorte, les auteurs ont étudié si le mode de garde des jeunes enfants influait sur le risque de développer une SEP. Ils ont étudié 379 personnes atteintes de sclérose en plaques et 101 contrôles, tous étaient des enfants uniques. L’étude montre que le fait d’être en présence d’autres enfants durant la petite enfance n’apparaît pas comme un facteur de risque pour la sclérose en plaques. La neuroprotection est médiée par les récepteurs aux estrogènes situés sur les astrocytes Spence RD et collaborateurs, Etats-Unis PNAS, Mai 2011 Les estrogènes (hormones sexuelles féminines) sont connus depuis longtemps pour avoir un effet neuroprotecteur dans les maladies inflammatoires auto-immunes du système nerveux central (SNC). Cependant, les cellules impliquées dans ce mécanisme n’étaient pas encore clairement identifiées. Dans cette étude, les auteurs ont montré que l’effet neuroprotecteur des estrogènes était médié par les récepteurs aux estrogènes situés sur les astrocytes (cellules présentes dans le système nerveux central qui interviennent dans le maintien du tissu nerveux, dans le transport de certaines substances, dans la cicatrisation et dans l’apport énergétique) et non pas par ceux situés sur les neurones. Ces résultats révèlent un mécanisme cellulaire unique pour expliquer les effets neuroprotecteurs des estrogènes dans le SNC et ont une implication dans la compréhension du rôle des hormones sexuelles dans les diverses pathologies du système nerveux central. Facteurs cliniques, environnementaux et génétiques de la SEP chez les enfants présentant un premier épisode de démyélinisation : une étude prospective Banwell B et collaborateurs, Canada. Lancet Neurology, Mai 2011 Dans cette étude, les auteurs ont évalué le rôle du génotype HLA-DRB1*15, du virus Epstein-Barr (EBV) et du taux de vitamine D dans le survenue d'une sclérose en plaques (SEP) cliniquement définie chez 302 enfants ayant eu un premier évènement démyélinisant. Les enfants ont été suivis en moyenne 3,14 ans. Soixante trois enfants (21%) ont développé une SEP après une durée moyenne de 127 jours (entre 99 et 222 jours). Le risque de SEP était augmenté par la présence d'un ou deux allèles HLA-DRB1*15, par une diminution du taux de vitamine D et une infection antérieure par l'EBV. Aucune interaction entre ces variables n’a été mise en évidence dans l'analyse multi-variée. La conversion en SEP était fortement associée à la présence d'au moins une lésion encéphalique ou à la présence de bandes oligoclonales. En conclusion, le risque de SEP chez l'enfant peut être stratifié en fonction de la présence des allèles HLA-DRB1*15, d’une infection antérieure par le virus EBV et par une concentration de vitamine D. Comme cela a été montré chez l'adulte, les anomalies de l'IRM encéphalique et la présence de bandes oligoclonales sont des facteurs prédictifs d'une évolution vers une SEP. Prévalence, sensibilité et spécificité de l'insuffisance veineuse cérébrospinale chronique au cours de la Sclérose en plaques Zivadinov R et collaborateurs, Etats-Unis. Neurology, Avril 2011. Les auteurs ont recherché la présence de signes témoignant d'une insuffisance veineuse cérébrospinale chronique (IVCC) par échodoppler transcrânien et extracrânien. Cette étude a été réalisée chez 289 personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP), 21 personnes atteintes d’un syndrome cliniquement isolé (SCI), 26 personnes atteintes d'une autre maladie neurologique et 163 témoins. La prévalence de l'IVCC, en incluant les cas limites, était de 56% pour les patients SEP, 38,1% pour les patients SCI, 42,3% pour les patients souffrant d'une autre maladie neurologique et 22,7% pour les témoins. Après exclusion des cas limites, la prévalence était de 62,5% pour les patients SEP, 42,1% pour les patients SCI, 45,8% pour les patients souffrant d'une autre maladie neurologique et 25,5% pour les témoins. La prévalence pour au moins un signe d'insuffisance veineuse était de 81,3% chez les patients SEP, 76,2% pour les patients SCI, 65,4% pour les patients souffrant d'une autre maladie neurologique et 55,2% pour les témoins. La prévalence de l'IVCSC était plus élevée dans les formes progressives que dans les formes rémittentes. En conclusion, ces résultats montrent une augmentation de la prévalence de l'IVCC chez les patients atteints de sclérose en plaques, toutefois la sensibilité et la spécificité sont modestes ce qui va à l'encontre du rôle pathogène de l'IVCC dans la SEP. | |||
| Mitoxantrone avant Interféron bêta-1b dans les formes agressives de sclérose en plaques (SEP) : un essai randomisé de 3 ans Edan G et collaborateurs. France - Italie. J Neurol Neurosurg Psychiatry. Mars 2011 Cet essai thérapeutique a impliqué des centres français et italiens référents dans la prise en charge de la sclérose en plaques. Son objectif était de vérifier si, chez des patients ayant une forme « agressive » de SEP, l’effet à long terme d’un traitement par interféron est meilleur quand il est précédé par une courte et rapide immunosuppression induite par 6 cures mensuelles de mitoxantrone. Pour cela, 109 patients ayant présenté au moins 2 poussées dans l’année précédant leur inclusion et au moins une prise de contraste en IRM ont été tirés au sort pour constituer 2 groupes. Dans le groupe A, 54 patients recevaient 6 cures mensuelles de mitoxantrone à la dose habituelle de 12 mg/m2 (associées à chaque fois à 1 g de méthylprednisolone) puis après une pause de 3 mois ils débutaient les injections d’interféron-bêta-1b pour une durée de 27 mois. Dans le groupe B, 55 patients débutaient d’emblée les injections d’interféron-bêta-1b pour une durée de 36 mois mais recevaient 1 g de méthylprednisolone en perfusion mensuelle pendant les 6 premiers mois. L’évolution était significativement meilleure dans le groupe A dont le risque de s’aggraver d’au moins 1 point sur l’échelle EDSS au cours des 3 ans d’étude était diminué de 65% par rapport au groupe B et dont la fréquence des poussées était diminuée de 61,7%. Un effet sur l’IRM était également observé. Cette étude souligne donc l’intérêt de la mitoxantrone comme initiateur d’un contrôle du processus inflammatoire lorsqu’il est particulièrement agressif. De nombreux chercheurs impliqués dans cette étude sont membres du CMS et du CIRMA de la Fondation ARSEP. Ils ont résumé pour vous leur étude. The French-Italian Mitoxantrone-Interferon-beta-1b Trial Group : Bari, Italy (M. Trojano, D. Paolicelli, M. D’Onghia) ; Besançon, France (L. Rumbach) ; Clermont-Ferrand, France (P. Clavelou, D. Aufauvre) ; Dijon, France (T. Moreau) ; Florence, Italy (MP. Amato, E. Portaccio) ; Gallarate, Italy (A. Ghezzi) ; Genova, Italy (A. Mancardi) ; Lille, France (P. Vermersch, P. Hautecoeur, J. De Sèze) ; Limoges, France (L. Magy, JM. Vallat) ; Lyon, France (C. Confavreux, S. Vukusic, I. Ionescu, S. Blanc) ; Marseille, France (J. Pelletier, I. Malikova-Klemina, JP. Ranjeva) ; Milano, Italy (G. Comi, M.A. Rocca, M. Filippi) ; Nancy, France (M. Debouverie, S. Pittion) ; Nice, France (C. Lebrun) ; Hôpital Tenon, Paris, France (E. Roullet, O. Heinzlef) ; Fondation Rotschild, Paris, France (O. Gout) ; La Pitié-Salpétrière, Paris, France (C. Lubetzki, B. Stankoff, A. Tourbah) ; Rennes, France (G. Edan, E. Le Page, E. Leray, D. Veillard) ; Strasbourg, France (JM. Warter, C. Tranchant); Toulouse, France (D. Brassat, M. Clanet); Torino, Italy (L. Durelli, M. Clerico). Un variant de la tyrosine kinase 2 influence la polarisation des lymphocytes T dans la susceptibilité à la sclérose en plaques Couturier N et collaborateurs, International. Brain, Mars 2011 Bien que la sclérose en plaques (SEP) ne soit pas une maladie héréditaire, l’importance de la composante génétique dans le développement cette pathologie a été suggérée par de nombreuses études réalisées sur des cohortes familiales et sur des jumeaux. Il est notamment connu, depuis près de 40 ans, que les gènes du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) sont impliqués dans la susceptibilité à la maladie. Plus récemment, d’autres gènes ont été associés à la sclérose en plaques, comme le gène TYK2 en 2009. Par ce travail, nous avons confirmé qu’une variation du gène TYK2 est associée à la susceptibilité à la sclérose en plaques dans la population française. Nous avons par la suite étudié comment cette variation génétique peut affecter la protéine codée par le gène TYK2, ainsi que l’impact que cela a sur le système immunitaire. Nous avons démontré que la forme du gène TYK2 conférant une protection contre la SEP code pour une protéine ayant une activité enzymatique réduite. Ce qui conduit à une activation moindre des voies biologiques impliquant la protéine, ainsi qu’à un changement de la polarisation du système immunitaire vers un phénotype dit Th2. A l’issue de ce travail, nous suggérons que l’utilisation de molécules modifiant l’activité de la protéine codée par le gène TYK2 pourrait constituer de nouvelles voies thérapeutiques à explorer dans le traitement de la SEP. Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Plusieurs des auteurs ont reçu des subventions au cours des dernières années. Les résultats vous sont résumés par les auteurs. Au stade précoce de la sclérose en plaques, les perturbations cognitives sont reliées à la localisation des lésions cérébrales Reuter F et collaborateurs,France. Multiple Sclerosis, Mars 2011 L’existence de perturbations cognitives au stade précoce de la sclérose en plaques a été mise en évidence dans de nombreuses études. Cependant, les processus pathologiques qui sous tendent ces troubles sont encore mal connus à ce stade de la maladie. Cette étude avait pour objectif de déterminer l’impact de la localisation des lésions cérébrales sur le fonctionnement cognitif. Un groupe important de patients (97) a été évalué au stade le plus précoce de la SEP à l’aide d’une batterie de tests neuropsychologiques pour déterminer l’existence et l’importance de perturbations cognitives. Ces patients ont bénéficié d’un examen IRM pour évaluer l’importance des lésions cérébrales et leur localisation. 24 % des patients présentaient un déficit cognitif significatif à au moins un des tests. Ces résultats ont montré un lien entre l’existence de troubles de la mémoire verbale et de la mémoire spatiale et la présence de lésions localisées dans certaines parties du cerveau connues pour être impliquées dans ces fonctions cognitives. En revanche, il n’a pas été montré de liens entre la perturbation des capacités attentionnelles, très fréquente dans cette maladie, et la localisation des lésions. Ce résultat n’est pas surprenant car de nombreuses études ont montré que ce type d’altération est plutôt lié à l’atteinte diffuse des connections entre différentes régions cérébrales qu’à l’atteinte même de ces régions. Cette étude est importante car elle a permis d’évaluer un grand nombre de patients afin de mieux connaître les processus pathologiques qui sous tendent les perturbations cognitives au tout début de la maladie. Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Plusieurs des auteurs ont reçu des subventions au cours des dernières années. Les résultats vous sont résumés par les auteurs. | |||
Tolérance à long terme de la mitoxantrone au sein d’une cohorte française de 802 patients atteints de sclérose en plaques: étude prospective sur 5 ans Le Page E et collaborateurs, France. Multiple Sclerosis, Février 2011 L’objectif de cette étude était de décrire le profile de tolérance à long terme de la mitoxantrone dans l’indication de la sclérose en plaques (SEP). C’est le résultat d’un travail collaboratif entre 12 centres français particulièrement impliqués dans la prise en charge de la SEP. Lorsqu’il a été initié en 2001, 802 patients traités par mitoxantrone en raison de l’agressivité de leur SEP étaient identifiés, constituant cette large cohorte qui allait faire l’objet d’un suivi prospectif pendant une durée de 5 ans minimum, avec finalement une durée d’observation moyenne de 5 354 patient-années.308 patients avaient une forme rémittente, 352 une forme secondairement progressive et 142 une forme progressive d’emblée de la maladie. Ils étaient traités par mitoxantrone en cures mensuelles pendant 6 mois (87%) ou tous les 3 mois (13%). Une évaluation clinique et une numération de la formule sanguine étaient pratiquées avant chaque perfusion de mitoxantrone puis tous les 6 à 12 mois jusqu’à 5 ans de suivi. Une échographie cardiaque était pratiquée au début et à la fin des 6 cures puis annuellement jusqu’à 5 ans de suivi. Un patient sur 802 (0,1%) présentait une insuffisance cardiaque aigüe et 39/794 patients (4,9%) une baisse de la fraction d’éjection du ventricule gauche au dessous de 50% mais sans conséquence clinique ressentie (anomalie persistante chez 11 (28%) et transitoire chez 27 (69%) d’entre eux ; anomalie uniquement sur le dernier contrôle à 5 ans chez un patient). Deux cas de leucémie (0,25%) induite par la mitoxantrone étaient détectés 20 mois après la première perfusion : une patiente décédait mais l’autre était traitée très rapidement et la rémission de la maladie hématologique était confirmée aux dernières nouvelles 8 ans plus tard. 17,3% des 317 femmes traitées avant l’âge de 45 ans développaient une aménorrhée persistante qui était d’autant plus fréquente que les patientes étaient âgées au moment de la mitoxantrone. Néanmoins naissaient, sur la totalité de la cohorte, 52 enfants en bonne santé. Cette expérience française sur une large cohorte des 802 patients observés au moins 5 ans apporte une description importante des risques potentiels liés à l’utilisation de la mitoxantrone qui doit rester réservée aux formes inflammatoires actives de SEP. The French Mitoxantrone Safety Group : Rennes, France (E. Leray, G. Edan); Besançon, France (L. Rumbach, MD); Bordeaux, France (B. Brochet, MD); Clermont-Ferrand, France (P. Clavelou, MD); Lyon, France (C. Confavreux, MD, S. Vukusic, MD); Marseille, France (J. Pelletier, MD); Nancy, France (M. Debouverie, MD, S. Pittion, MD); Nice, France (C. Lebrun, MD); Hôpital Tenon, Paris, France (B. Stankoff, MD); La Pitié-Salpétrière, Paris, France (C. Lubetzki, MD, A. Tourbah, MD); Poissy, France (O. Heinzlef, MD); Rennes, France (D. Veillard, MD); Saint Brieuc, France (M. Madigand, MD); Toulouse, France (M. Clanet, MD, D. Brassat, MD) Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Plusieurs des auteurs sont membres du Comité Médico-Scientifique de l’ARSEP et du Comité Interrégional Médical de la Fondation ARSEP. Les résultats vous sont résumés par les auteurs. |
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Réduction de la noradrénaline dans la sclérose en plaques Polak PE et collaborateurs, Etats-Unis. Brain, Février 2011 La noradrénaline, neurotransmetteur endogène, provient principalement des neurones situés dans une zone du tronc cérébral. Elle exerce des effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs in vitro et in vivo. De nombreuses études ont montré que les niveaux de noradrénaline étaient altérés dans le système nerveux central (SNC) des patients atteints de Sclérose en Plaques (SEP) et chez le modèle animal de cette maladie. Les auteurs de cette étude ont supposé que l’altération du taux de noradrénaline serait une conséquence du stress ou des dommages subis par les neurones de la zone du tronc cérébral. Les études faites dans le modèle animal de la SEP montrent que le taux de noradrénaline est diminué, qu’il existe une activation des astrocytes (autres cellules du SNC impliquées dans la réaction inflammatoire) et une atteinte neuronale. Des résultats similaires ont été observés dans des cerveaux de patients atteints de SEP comparativement aux contrôles. Ces résultats, principalement observés dans le modèle animal de SEP, suggèrent qu’une diminution du taux de noradrénaline pourrait conduire à une augmentation de l’inflammation et de l’atteinte neuronale et que les thérapeutiques permettant d’augmenter le taux de noradrénaline ou la fonction de cette zone du tronc cérébral pourraient être bénéfiques dans la SEP. CXCR7 influence l’entrée des leucocytes dans le SNC en contrôlant le taux de CXCL12 durant l’auto-immunité Cruz-Orengo et Collaborateurs, Etats-Unis. Journal of Experimental Medicine, Février 2011. CXCL12 est une molécule située sur la surface externe des vaisseaux sanguins du système nerveux central (SNC). Elle permet de ralentir et de contrôler l’entrée des cellules immunitaires dans le SNC. La diminution de CXCL12 au niveau de la barrière hémato-encéphalique (sang-cerveau) a été observée dans les lésions de Sclérose en Plaques (SEP). Dans cette étude, les auteurs ont montré, dans un modèle animal de SEP, que l’activation du récepteur à CXCL12, CXCR7, est indispensable pour permettre aux leucocytes de franchir la barrière hémato-encéphalique (BHE). L’expression de CXCR7 au niveau de la BHE augmente au niveau des sites d’inflammation. L’utilisation d’un bloquant de CXCR7 améliore la pathologie chez l’animal, réduit l’infiltration leucocytaire dans le tissu cérébral et augmente le niveau d’expression de CXCL12. Ces résultats, obtenus dans le modèle animal de la maladie, suggèrent les mécanismes permettant l’entrée des leucocytes dans le système nerveux central et que le blocage de CXCR7 pourrait avoir une utilité thérapeutique dans la SEP. | |||
La pression veineuse intracrânienne est normale chez les patients atteints de SEP Meyer-Schwickerath R et collaborateurs, Allemagne. Multiple Sclerosis, Janvier 2011. L’insuffisance veineuse cérébrospinale chronique (IVCC) a été suggérée comme une cause possible de la Sclérose en Plaques (SEP). L’évaluation des pressions veineuses n’a pas été faite. Dans cette étude, les auteurs ont étudié la pression veineuse intracrânienne par ophtalmo-dynamométrie (mesure de la tension artérielle des vaisseaux rétiniens) chez 29 personnes atteintes de SEP comparées à 28 témoins et 19 personnes présentant une pression intracrânienne élevée. Les personnes atteintes de SEP et les témoins avaient une pression veineuse normale. Seules les personnes présentant une pathologie de la pression intracrânienne avaient une pression veineuse élevée.Les auteurs concluent qu’il n’existe pas d’évidence d’une augmentation de la pression veineuse intracrânienne chez les personnes atteintes de SEP. Effets des traitements de fond sur les lésions corticales et l’atrophie dans les formes rémittentes de sclérose en plaques Calabrese M et collaborateurs, Italie. Multiple Sclerosis, Janvier 2011 L’objectif de cette étude était de mesurer les effets des traitements de fond sur le développement des lésions corticales et l’atrophie corticale chez les personnes atteintes de Sclérose en Plaques (SEP) rémittentes. Les 165 patients ont reçu soit de l’interféron (IFN) beta-1a en sous-cutané ou en intramusculaire, soit de l’acétate de glatiramère. La population contrôle comprenait 50 patients non traités. Les examens cliniques et radiologiques ont été faits au début de l’étude, puis à 12 et 24 mois. Parmi les patients traités, 141 ont terminés l’étude. Après 12 mois, 74% (37/50) des patients non traités ont développé au moins une nouvelle lésion corticale, comparativement à 64% (30/47) des patients traités par IFN intra-musculaire, 50% (24/48) des patients traités par l’acétate de glatiramère et 26% (12/46) des patients traités par IFN sous-cutané.A 24 mois après le début du traitement, 82% (41/50) des patients non traités ont développé au moins une nouvelle lésion corticale, comparativement à 72% (34/47) des patients traités par IFN intra-musculaire, 62% (30/48) des patients traités par l’acétate de glatiramère et 52% (24/46) des patients traités par IFN sous-cutané. La fraction de substance grise a diminué de 0.7 à 0.8 chez les patients traités contre 1.0 chez les patients non traités.Les auteurs concluent que les traitements de fond diminuent le développement de nouvelles lésions corticales et la progression de l’atrophie. Comparaisons géographiques entre les admissions pour une SEP et les admissions pour la mononucléose infectieuse en Angleterre ; une étude comparative Ramagopalan SV et collaborateurs, Royaume-Uni. J Neurol Neurosurg Psychiatry, Janvier 2011 Des études ont suggéré qu’il existait un risque plus élevé de développer une sclérose en plaques (SEP) chez les personnes ayant eu une mononucléose infectieuse (MI). Dans cette étude, les auteurs ont voulu comparer la distribution géographique de la mononucléose infectieuse à celle de la SEP en Angleterre. Les informations proviennent des données hospitalières collectées entre 1999 et 2005. Parmi les 56 681 patients atteints de SEP inclus, le taux d’admission était plus élevé chez les femmes que les hommes. Ce taux d’admission était également plus élevé dans le Nord de l’Angleterre que dans le Sud. La distribution géographique de la mononucléose infectieuse et de la SEP était corrélée. Les auteurs concluent qu’il existe un gradient de latitude pour la SEP en Angleterre et une corrélation avec la mononucléose infectieuse. |




