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Dernière mise à jour :
16/05/2012

compte-rendu du congres des patients PARIS 2011

 

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Mieux comprendre...

   Quel est le rôle du système immunitaire ?

La plupart des chercheurs pensent que la sclérose en plaques est une maladie auto-immune. Dans ce type de maladie, le système immunitaire se dérègle et s'attaque aux cellules du corps.
Dans la sclérose en plaques, la cible de cette attaque immunitaire inappropriée est la myéline, substance qui compose la gaine protectrice des fibres nerveuses du système nerveux central. cette faine permet d'isoler les cellules nerveuses entre elles (à la manière d'une gaine de plastique pour les fils électriques) et d'accélérer la vitesse de l'influx nerveux.
En cas de sclérose en plaques, les lymphocytes T (globules blancs chargés de s'attaquer aux cellules étrangères) considèrent la myéline comme une substance à combattre. Ils traversent la paroi des petits vaisseaux qui se trouvent dans le cerveau et la moelle épinière pour pénétrer ainsi dans le système nerveux central. Une fois en place, ces lymphocytes endommagent la myéline et sécrètent des substances chimiques qui altèrent les fibres nerveuses (axones) et attirent davantage de cellules immunitaires destructrices sur le site. Ces attaques du système immunitaire sont à l'origine des lésions et des symptômes de la sclérose en plaques.

Télécharger le dossier : "Défenses immunitaires, mi-ange mi-démon" au format PDF

  Le rôle de l'IRM dans le diagnostic de la SEP ?

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser les plaques d'inflammation dans le système nerveux central (aussi bien dans le cerveau que dans la moelle épinière).
On utilise le terme de lésions pour ces plaques d'inflammation. Celles-ci apparaissent comme des tâches blanches (hypersignaux) ou noires (hyposignaux) selon les paramètres utilisés lors de l'IRM.
Ces lésions peuvent être nombreuses, même si le malade a peu de signes cliniques : l'inflammation peut se situer dans les zones du cerveau qui ne provoquent pas systématiquement de signes cliniques repérables.
L'IRM permet d'accélérer la mise en évidence de la dissémination spatiale (par exemple un symptôme clinique isolé avec, à l'IRM, de nombreuses lésions disséminées dans le système nerveux central).

Télécharger le dossier : "Pourquoi des IRM toujours plus longs ?" au format PDF

  Les neurologues parlent parfois d'échelle EDSS, que veut dire ce terme ?

L'échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) est un outil d'évaluation du handicap, spécifiquement adapté à la SEP. Elle est utilisée par la grande majorité des neurologues, ce qui leur permet d'avoir un langage commun pour décrire l'état de handicap d'un patient. Elle sert, en outre, de référence dans le suivi des malades.
Elle analyse de façon systématique la gêne éprouvée par le patient en ce qui concerne les différents symptômes présentés (équilibre, signes sensitifs, moteurs, visuels, urinaires et intestinaux).
Le médecin effectue un examen neurologique complet des différentes fonctions et leur affecte une note selon l'importance de l'atteinte. La difficulté à marcher est aussi évaluée.
En fonction des résultats, un score est établi et analysé : il permet d'évaluer le niveau du handicap. Ce score global est appelé EDSS.
Télécharger le dossier : "Echelles d'évaluation" au format PDF