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Dernière mise à jour :
16/05/2012

compte-rendu du congres des patients PARIS 2011

 

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Interviews de chercheurs

Congrès scientifique européen 2011  - Paris, 12 & 13 mai

  En direct du congrès scientifique de la Fondation ARSEP
  Sabinne Paz-Vergara de la FELEMLes 12 et 13 Mai 2011, l’association espagnole (FELEM) a participé au congrès annuel sur la sclérose en plaques organisé par la Fondation ARSEP. J’y ai participé en tant que  représentante de cette association. Cette année, l’évènement était particulier puisqu’il s’agissait du 20ème anniversaire et qu’il était organisé par 6 pays européens (incluant l’Espagne). De plus, il se déroulait à une date proche de la « Journée mondiale de la SEP ».
Participer à ce genre d’évènement permet à la FELEM de resserrer les liens avec les personnes des autres sociétés de lutte contre la sclérose en plaques et de prendre part à des projets communs. Pour les chercheurs espagnols, c’est une expérience enrichissante parce qu’ils peuvent échanger des informations et des connaissances avec les personnes des autres pays et établir des réseaux de travail pour leurs projets de recherche sur la maladie.
J’ai trouvé cela encourageant de voir des chercheurs internationaux travailler ensemble dans un même but : trouver un traitement pour la sclérose en plaques. Je remercie la Fondation ARSEP pour l’organisation de cet excellent congrès européen annuel. Sabinne Paz-Vergara - FELEM

 
  Doug Brown UK MS SocietyContacté par la Fondation ARSEP, j’ai saisi la chance d’apporter mon aide dans la mise en place du programme scientifique de cet évènement. L’Europe est leader mondial dans la recherche sur la sclérose en plaques et il est toujours excitant de prendre part à un évènement qui réunit les chercheurs impliqués ; et l’évènement à Paris ne faisait pas exception.
La clé pour moi est que de tels évènements permettent aux chercheurs de venir ensembles pour partager des découvertes et des idées, mais aussi des challenges, et que cela favorise et crée des collaborations qui sont essentielles pour faire avancer la recherche.
A Paris, il était intéressant de voir qu’aussi bien les jeunes chercheurs que les séniors eurent l’opportunité de présenter leurs travaux les plus récents. Ceci est vital d’une part pour que la recherche reste dynamique et d’autre part pour que nous puissions retenir les meilleurs chercheurs dans le domaine de la SEP ; sans les chercheurs, il n’y aurait pas de recherche et pas de nouveaux traitements pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. L’emplacement de l’évènement était très propice et aidait à construire une atmosphère «dynamique» durant ces 2 jours aussi bien au cours des sessions plénières que pendant les pauses durant lesquelles les collaborations sont établies et les expériences futures planifiées.
En résumé, j’ai profondément apprécié l’évènement et il valait bien le voyage à Paris. Je remercie la Fondation ARSEP pour l’organisation d’un évènement aussi stimulant et réussi et nous espérons travailler de nouveau ensemble dans le futur. Doug Brown - UK MS Society
 
 


Etudiants, chercheurs et cliniciens financés
par la Fondation ARSEP répondent à nos questions :

Anne Desmazières , post-doctorante 2010

Fondation ARSEP : Pouvez-vous préciser quel était votre statut au moment du financement par la Fondation ?

Anne Desmazières : La Fondation ARSEP a financé ma 1ère année de post-doctorat à l'université d'Edimbourg, Ecosse.
Mon laboratoire d'accueil s'intéresse à l'étude des différents domaines axonaux définis le long des fibres nerveuses myélinisées (la myéline étant une gaine isolante formée par enroulement de membrane lipidique). Les noeuds de Ranvier, domaines axonaux amyéliniques encadrés par les segments myélinisés, jouent un rôle majeur car ils correspondent aux zones conductrices permettant la propagation de l'influx nerveux le long des axones. La désorganisation des domaines axonaux, qui survient notamment dans la SEP, est responsable d'une réduction de la vitesse de conduction du message nerveux le long des fibres myélinisées.

Fondation ARSEP : Quel projet avez-vous développé ?

Anne Desmazières : Afin de mieux comprendre les mécanismes de formation et de maintien des domaines axonaux, j'ai développé divers modèles de souris dans lesquels différentes protéines localisées au niveau des noeuds de Ranvier ou des domaines axonaux avoisinants ont été spécifiquement supprimées. Un modèle induisant la perte d'un composant nodal majeur chez la souris adulte m'a notamment permis d'étudier les interactions entre protéines stabilisant les noeuds de Ranvier. Ce modèle s'avérerait particulièrement intéressant pour mieux comprendre leur susceptibilité à être altérés lors de processus pathologiques dans des maladies telles que la Sclérose en plaques.

Fondation ARSEP : Que vous a apporté ainsi qu'à votre laboratoire, le financement de la Fondation ARSEP ?

Anne Desmazières : Le financement de la fondation m'a permis d'initier mon projet de recherche et de développer les outils nécessaires pour le poursuivre. Cette année de financement a permis d'explorer différentes pistes encourageantes pour mon projet initial, mais également d'établir des collaborations au sein et en-dehors de mon laboratoire. J'ai, de plus, pu interagir avec différents groupes de recherche et des cliniciens travaillant sur la SEP, dans le contexte du Centre de recherche auquel appartient mon laboratoire de post-doctorat.

Fondation ARSEP : Quelle est votre situation actuelle ?

Anne Desmazières : Je termine actuellement mon post-doctorat à Edimbourg avant de rentrer en France, où je souhaite poursuivre mes travaux de recherche dans le domaine des Neurosciences. Le projet développé, initialement grâce à votre soutien, a permis de mieux comprendre le rôle d'une protéine axonale, la Neurofascine, dans le maintien de divers domaines axonaux. Les résultats obtenus vont donner lieu à une publication actuellement en cours de rédaction.


Julien Cohen-Adad, post-doctorant 2010

Fondation ARSEP : Pouvez-vous préciser quel était votre statut au moment du financement par la Fondation ?

Julien Cohen-Adad : La Fondation ARSEP a financé ma 1ère année de post-doctorat que j'ai effectué au Martinos Center for Biomedical Imaging, qui est affilié à l'Université Harvard et à l'Hôpital Général du Massachusetts (MGH). Le laboratoire se situe dans les environs de Boston aux USA. La thématique de recherche du laboratoire est le développement de nouvelles techniques d'imagerie non invasives, incluant l'imagerie par résonance magnétique (IRM), la magnéto-encéphalographie (MEG), l'imagerie nucléaire (TEP) et l'imagerie optique. Le laboratoire est également spécialisé dans la compréhension des maladies du système nerveux central incluant la sclérose en plaques, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Fondation ARSEP : Quel projet avez-vous développé ?

Julien Cohen-Adad : J'ai développé une nouvelle antenne IRM (composant essentiel permettant d'enregistrer le signal provenant de la personne allongée dans le tube de l'IRM) qui permet notamment d'obtenir des images avec une meilleure résolution spatiale, rendant ainsi possible la détection de petites lésions démyélinisantes dans la moelle épinière de patients avec SEP. J'ai également travaillé sur des IRM à haut champ magnétique (7T). Ces appareils permettent de détecter des lésions dans la matière grise du cortex, améliorant le diagnostic des patients et permettant d'adresser certaines questions relatives à l'origine de la maladie.

Fondation ARSEP : Que vous a apporté ainsi qu'à votre laboratoire, le financement de la Fondation ARSEP ?

Julien Cohen-AdadLe financement de la Fondation ARSEP m'a permis d'apprendre les nouvelles techniques développées aux États-Unis, tout en étant indépendant dans ma démarche scientifique. Le laboratoire a également bénéficié de ce financement par le bias de nombreuses publications et présentations à des conférences internationales.

Fondation ARSEP : Quelle est votre situation actuelle ?

Julien Cohen-Adad : Je suis toujours dans le même laboratoire à Boston et je poursuis mes recherches sur le développement de l'IRM à haut champs pour la sclérose en plaques. Lespossibilités concrètes de financement me poussent à rester aux États-Unis.
 

Grégoire Chevalier, doctorant 2010

Fondation ARSEP : Pouvez-vous préciser quel était votre statut au moment du financement par la Fondation ?

Grégoire Chevalier : J’ai obtenu un financement de la Fondation ARSEP pour une thèse en 2007. A l’époque, je finissais le Master 2 d’Immunologie de Paris VI que j’effectuais en substitution de ma 3ème  année d’école d’ingénieur (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse). J’avais donc effectué mon stage de Master 2 à Paris, au sein de l’institut Pasteur, où mon projet de recherche portait sur l’étude d’une souche de BCG que j’avais construite.

Fondation ARSEP : Quel projet avez-vous développé ?

Grégoire Chevalier : Mon projet de thèse porte quant à lui, sur l’étude des mécanismes de destruction des neurones par certaines cellules du système immunitaire dans le contexte des maladies neuroinflammatoires, telle que la sclérose en plaques.
Pour cela, j’ai rejoint le laboratoire Inserm du Pr. Roland Liblau à Toulouse, laboratoire qui possède une grande expertise dans le domaine de l’interaction entre système immunitaire et cerveau dans ces maladies.
Le modèle que j’utilise tire avantage d’un virus qui infecte les neurones sans causer leur mort directement. Chez l’animal infecté comme chez le patient, la réponse immunitaire est donc responsable des dommages neurologiques observés.

Fondation ARSEP : Que vous a apporté ainsi qu'à votre laboratoire, le financement de la Fondation ARSEP ?

Grégoire Chevalier : La bourse de l’ARSEP m’a permis d’effectuer ma thèse avec les moyens financiers nécessaires à la conduite de mon projet.
Par exemple, j’ai pu développer une collaboration afin d’étudier l’impact de l’attaque par certains lymphocytes sur le fonctionnement électrique des neurones.

Fondation ARSEP : Quelle est votre situation actuelle ?

Grégoire Chevalier : Je suis actuellement en fin de 3ème année de thèse à Toulouse, sous financement de la Fondation ARSEP. 
Je rédige l’article portant sur les travaux principaux de ces trois années afin de pouvoir soutenir ma thèse au début de l’année 2011.


David Laplaud, chercheur et neurologue 2010

Fondation ARSEP : Pouvez-vous préciser quel était votre statut au moment du financement par la Fondation ?

David Laplaud : Je suis actuellement neurologue hospitalier travaillant dans le service de Neurologie du CHU de Nantes. En parallèle je m'occupe d'une équipe de recherche au sein de l'Unité 643 de l'Inserm à Nantes.

Fondation ARSEP : Quel projet avez-vous développé ?

David Laplaud : Notre thématique de travail est originale au sein du laboratoire où je travaille pouisque notre sujet est la sclérose en plaques alors que le reste du laboratoire travaille sur l'immunologie de la transplantation.
Cela nous permet de transférer des concepts scientifiques qui sont en cours de développement dans la transplanation vers la sclérose en plaques. Une autre originalité de notre thématique est que par choix nous avons décidé de travailler exclusivement chez l'homme et non sur des modèles animaux de sclérose en plaques, qui sont toujours éloignés de la maladie humaine. Nous travaillons ainsi sur des prélèvements sanguins, de liquide céphalo-rachidien ou sur des échantillons cérébraux de patients décédés et qui ont souhaité soutenir la recherche sur cette maladie en faisant don de leur cerveau. (voir Neuro-Ceb GIE)

Fondation ARSEP : Que vous a apporté ainsi qu'à votre laboratoire, le financement de la Fondation ARSEP ?

David Laplaud : Le financement nous permet de développer nos projets. Concrètement, il sert à l'achat des réactifs nécessaire à la réalisation des expérimentations.
Ces réactifs sont très chers. A titre d'exemple, un kit d'anticorps avec lequel nous travaillons et indispensable pour nos recherches coûte 7.000 €.

Fondation ARSEP : Quelle est votre situation actuelle ?

David Laplaud : Depuis le  mois de septembre 2010, mon statut a un peu changé car je suis également Maître de conférence des universités et également praticien hospitalier. Cela  me permet de dégager un peu plus de temps pour la recherche sur la sclérose en plaques au sein de l' Unité Inserm 643 à Nantes.