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ETUDE : Alemtuzumab : étude de suivi à 5 ans

Les patients reçoivent le traitement alemtuzumab à l'inclusion dans l'étude et 12 mois plus tard. Ils avaient ensuite la possibilité de poursuivre l’étude et de recevoir une cure d'alemtuzumab, si besoin, lors de l'apparition d'une poussée SEP ou d'une activité IRM.

Parmi les patients traités par alemtuzumab, 95,1% ont terminé l’étude et l’ont poursuivie et 68,5% d’entre eux n'ont pas reçu de nouvelle cure de traitement.

Le taux annualisé de poussées est demeuré bas pendant les années 3, 4 et 5. Sur la période 0-5 ans, 79,7% des patients n'ont pas présenté de progression confirmée du handicap à six mois et 33,4% ont présenté une amélioration du handicap à 6 mois.

La plupart des patients n’ont pas présenté d’activité de la maladie (pas de poussées, pas de nouvelles lésions, pas de progression du handicap) pendant les années 3, 4 et 5.

La charge lésionnelle annuelle s'est améliorée pendant les années 2-4 et demeurait faible la 5ème année.

Les taux d'incidence, ajustés sur la durée d'exposition, de la plupart des effets indésirables diminuaient durant la 2ème phase de l’étude, comparativement à la 1ère période.

Le pic d'incidence des troubles thyroïdiens survenait à 3 ans et diminuait ensuite.

Les auteurs concluent qu’au vu de ces données, l'alemtuzumab a une efficacité durable, jusqu'à cinq ans et en l'absence de nouveau traitement.

 

 Havrdova E et collaborateurs, International. Neurology. Août 2017

Dernière mise à jour : 28/09/2021
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.