ARCHIVES

Le coping dans la SEP

22/09/2016
Une personne vit au cours de son existence un certain nombre d’événements qu’elle peut percevoir comme inquiétants, menaçants ou stressants : deuils, séparation, divorce, naissance d’un enfant, changement d’emploi, ... ou annonce d'une maladie chronique invalidante telle que la SEP.

Ces évènements induisent des perturbations physiques et psychiques auxquelles la personne essaie de faire face. C'est ce que l'on appelle le "coping". Ce mot  désigne l'ensemble des efforts cognitifs et comportementaux qui permettent de s’ajuster aux situations difficiles.
Les différents styles de "coping" expliquent les liens qui existent entre des événements stressants et les conséquences tels que l’anxiété, la dépression, la souffrance psychologique et les plaintes somatiques.

De nombreuses études s'intéressent aux stratégies de "coping". Celles-ci montrent que les personnes atteintes de SEP ayant un EDSS intermédiaire (entre 3 et 6) utilisent davantage de techniques d'adaptation cognitives ou comportementales que les personnes ayant un handicap plus faible ou plus élevé.
De même, la personnalité semble intervenir dans la capacité à faire face : c'est plus difficile pour les malades pessimistes ou ayant une attitude négative vis à vis de l'environnement ou des autres.
Par ailleurs, le comportement d'adaptation des personnes atteintes de SEP est relié au soutien social, en particulier le soutien de la famille, des amis ou des autres malades. Ces stratégies d'adaptation jouent également un rôle dans le maintien dans l'emploi.

Strober LB, USA. Psychology Health Medicine, Mars 2016
Mikula P et collaborateurs, Slovaquie et Pays-Bas. Journal of Health Psychology, Juillet 2016
Rommer PS et collaborateurs, Autriche et Allemagne. Acta Neurologica Scandinavica, Septembre 2016
Grytten N et collaborateurs, Norvège. Multiple Sclerosis, Septembre 2016
Dernière mise à jour : 28/09/2021
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.