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ETUDE : évolution des SEP bénignes

Scléroses en plaques bénignes : comment évoluent-elles ?

L’objectif de cette étude française était de décrire l'évolution du handicap moteur 30 ans après le début de la maladie chez les personnes atteintes de sclérose en plaques bénigne, c'est-à-dire les personnes ayant un score sur l’échelle de handicap (EDSS) inférieur à 3 alors qu’elles ont débuté leur maladie 10 ans auparavant. Cette équipe voulait évaluer la proportion de patients restant à l'état bénin à long terme et déterminer le(s) facteur(s) associé(s) à cette évolution favorable.

Pour réaliser cette étude, les auteurs ont utilisé le registre lorrain de SEP (ReLSEP). Ils ont étudié la probabilité et les facteurs prédictifs permettant de conserver un score de handicap inférieur à 3 après 10 ans, et l'évolution du handicap au-delà du score 3 en fonction de la durée de la phase bénigne chez les personnes ayant plus de 30 ans de suivi.

Parmi les 3 440 patients, 2 295 (66,7%) avaient une sclérose en plaques bénigne. Parmi ces patients, 26% étaient restés au stade de SEP bénigne 30 ans après le début de la maladie. Un âge jeune au début de la maladie et une bonne récupération après la première poussée étaient associés au fait de conserver une SEP bénigne. Au-delà du score 3, l’augmentation du handicap est similaire dans tous les cas, mais les scores les plus faibles à un âge avancé sont associés à des périodes bénignes plus longues.

Les auteurs concluent que plus un patient reste longtemps en SEP bénigne, plus le score de handicap final est faible à un âge avancé. Cette étude vient appuyer les données sur l’intérêt d’initier précocement un traitement de fond chez les personnes atteintes de SEP.

Mathey G et collaborateurs, France. Journal of Neurology, Octobre 2021. 

Dernière mise à jour : 26/10/2021
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.