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ETUDE SEP : Rééducation cognitive et musicothérapie

Rééducation cognitive et musicothérapie : une étude pilote

La sclérose en plaques (SEP) affecte à la fois les systèmes sensoriels, moteurs et cognitifs. L’atteinte cognitive entraine principalement une baisse de la vitesse de traitement de l'information, de la fluidité verbale, des troubles de l'attention.
L’objectif de cette étude était d'étudier l'influence de la musicothérapie sur l'humeur, la motivation, l'état émotionnel et les fonctions cognitives chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.

Trente (30) personnes atteintes de SEP ont été réparties aléatoirement en 2 groupes : le groupe témoin qui avait des séances de rééducation cognitive, 6 fois par semaine pendant 8 semaines, et le groupe expérimental qui faisaient 3 séances hebdomadaires de rééducation cognitive auxquelles s’ajoutaient 3 séances hebdomadaires de musicothérapie, le tout pendant 8 semaines. Chaque personne a été évaluée avant l’initiation de la thérapie et au bout des 8 semaines grâce à des tests neuropsychologiques évaluant les diverses capacités cognitives et la qualité de vie.

Bien que les effectifs soient faibles, le groupe recevant remédiation cognitive et musicothérapie a montré une amélioration des fonctions cognitives concernant le stockage et la récupération à long terme des données. De plus, une amélioration de l'état émotionnel, de la motivation, de l'humeur et de la qualité de vie a été observée dans ce groupe.

En conclusion, la musicothérapie pourrait être considérée comme une approche complémentaire pour améliorer la rééducation cognitive chez les personnes atteintes de SEP.

Impellizzeri F et collaborateurs, Italie. Medecine, Janvier 2020

Dernière mise à jour : 14/02/2020
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.