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ETUDE SEP : Troubles cognitifs

Troubles cognitifs après le diagnostic initial de sclérose en plaques

Les troubles cognitifs touchent environ un tiers des personnes atteintes de sclérose en plaques précoce (SEP) et de syndrome cliniquement isolé (CIS). Cependant, il existe peu de connaissance sur les facteurs prédictifs et de la progression après le diagnostic initial.
Cette étude allemande, portant sur 1 123 personnes atteintes de SEP ou de CIS nouvellement diagnostiquées, a analysé les données de dépistage neuropsychologique issues du suivi initial et du suivi à un an.

L’objectif était de déterminer si les marqueurs démographiques, cliniques et conventionnels d’IRM au départ étaient prédictifs des changements cognitifs à 1 an.

Au début de l’étude, 22% des patients présentaient des troubles cognitifs principalement en termes de vitesse de traitement et de fonctions exécutives.
Les données démographiques (moins d'années d'études, âge plus élevé, sexe masculin) et cliniques (handicap, symptômes dépressifs) étaient liées aux troubles cognitifs initiaux.
En revanche, les caractéristiques de l'IRM conventionnelle n’avaient aucune corrélation avec les troubles cognitifs initiaux. Au cours de la période de suivi d'un an, ni les caractéristiques initiales, ni la durée avant l'initiation du traitement ne permettaient de prédire les changements cognitifs.

Les auteurs concluent que l'identification des facteurs de risque de changement cognitif à court terme dans les cas de sclérose en plaques ou de CIS nouvellement diagnostiqués est insuffisante à l'aide des seules données démographiques, cliniques et conventionnelles d'IRM.
Des tests cognitifs fiables, sensibles au changement et plus sophistiqués doivent être utilisés dans les futurs essais cliniques sur la SEP à un stade précoce afin d'améliorer la prédiction et la prise en charge.

Johen A et collaborateurs, Allemagne
J Neurol. Décembre 2018

 

Dernière mise à jour : 24/05/2019
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.