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Recherche : des cellules régulatrices en devenir efficaces contre la SEP déclarée

20/07/2016
Une collaboration internationale menée par des chercheurs de l’Institut Necker Enfants Malades, démontre l’efficacité sur une sclérose en plaques déclarée d’une thérapie cellulaire par des progéniteurs de la moelle osseuse de la lignée B qui se développent en cellules B régulatrices après leur greffe.

Les maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1 et la sclérose en plaques, résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’attaque aux tissus de l’organisme, en l’absence d’un contrôle efficace par les cellules régulatrices.
Corriger le déséquilibre immunitaire à l’origine des maladies auto-immunes reste un défit majeur. Les thérapies cellulaires font jusqu’à présent majoritairement appel à des cellules complètement différenciées comme les cellules T ou B régulatrices. Elles sont rarement efficaces contre une maladie déjà déclarée.

Les progéniteurs hématopoïétiques immatures de la moelle osseuse, qui sont à l’origine des cellules du sang et du système immunitaire, perçoivent les signaux inflammatoires et infectieux touchant l’organisme. Les chercheurs ont fait l’hypothèse que ces progéniteurs activés pourraient jouer un rôle dans le contrôle des maladies auto-immunes[...].

Retrouvez l'actualité dans sa totalité sur le site de l’INSB :
http://www.cnrs.fr/insb/recherche/parutions/articles2016/f-zavala.html

Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.
Travail soutenu par la Fondation ARSEP.
Dernière mise à jour : 23/08/2019
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.