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Recommandations Covid-19 du 14 décembre

 

 

Recommandations SEP/NMOSD et vaccins anti-COVID19

 

La COVID-19 est une maladie liée à l’infection par le virus SARS-COV-2. Sa présentationclinique est très variable, allant de formes asymptomatiques à des cas graves, conduisant àdes hospitalisations, admissions en soins intensifs ou en réanimation et des décès ou encore des formes prolongées appelées COVID long.

En France, au 9 décembre 2020, il y a eu 2 324 216 cas confirmés COVID-19 et 56 648 décès dont 39 035 à l’hôpital.

Les connaissances évoluent constamment, que ce soit sur la COVID-19, ses facteurs de gravité ou les vaccins. Certaines données présentées ci-dessous peuvent donc être amenées à évoluer au cours des prochaines semaines et mois. Des mises à jour seront publiées régulièrement.

 

CE QUE L’ON SAIT


1. Vaccins et SEP – Recommandations 2019 de la Société Francophone de la Sclérose en Plaques

         o Les vaccins, de manière générale, n’augmentent pas le risque de poussée chez les patients atteints de SEP
         o Chez les patients SEP et sans traitement immunoactif, l’efficacité des vaccins est similaire à la population générale.
         o Tous les vaccins sont autorisés sous traitement immunomodulateur (interférons bêta, acétate de glatiramere).
         o Sous immunosuppresseur (tous les autres traitements de fond de la SEP) ou en situation d’immunosuppression, les vaccins vivants atténués sont contreindiqués. L’efficacité vaccinale des autres vaccins peut être réduite.
         o Le calendrier vaccinal de la population générale doit être appliqué à tout patient ayant une SEP (sauf contre-indication spécifique).
         o La vaccination, ou les mises à jour nécessaires selon le calendrier en vigueur, de l’entourage proche est recommandée pour protéger un patient non vacciné ou ayant des comorbidités le rendant vulnérable aux infections.

2. COVID-19 et SEP – Etude COVISEP (400 patients SEP français ayant eu une COVID-19 au cours de la première vague de la pandémie au printemps 2020)

         o Aucune étude n’a démontré que la fréquence de l’infection par SARS-CoV-2 est différente chez les patients SEP par rapport à la population générale
         o Les symptômes de l’infection sont les mêmes chez les patients SEP enfants et adultes, que dans la population générale
         o La sévérité de l’infection est similaire chez les patients SEP et dans la population générale
         o Aucun sur-risque d’infection sévère n’a été identifié chez les patients SEP enfants et adultes traités par immunomodulateur ou immunosuppresseur. Les résultats des études sont contradictoires pour les anti-CD20 (ocrelizumab, rituximab) pour lesquels des études complémentaires sont nécessaires.
         o Les facteurs de risque de formes graves sont les mêmes chez les patients SEP que dans la population générale. Un handicap important pourrait augmenter le risque de forme grave de COVID-19.

 

         3. La campagne de vaccination contre le COVID-19 en France – Recommandations préliminaires de la Haute Autorité de Santé (25 novembre 2020) sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner

         o Les objectifs du programme de vaccination contre le SARS-CoV-2 sont de réduire les formes graves (hospitalisation, admission en soins intensifs et décès) et de maintenir les activités essentielles du pays, et particulièrement le système de santé.
         o La stratégie mise en place repose donc sur l’identification des facteurs de risque avérés d’hospitalisation ou de décès.
         o Ces facteurs de risque avérés sont :
                  o L’âge – c’est le facteur le plus fortement associé aux formes graves, en particulier au-delà de 65 ans
                  o L’obésité (Indice de Masse Corporelle > 30 kg/m2), particulièrement chez les plus jeunes
                  o La bronchite chronique et l’insuffisance respiratoire
                  o L’hypertension artérielle compliquée
                  o L’insuffisance cardiaque
                  o Le diabète de type 1 et 2
                  o L’insuffisance rénale chronique
                  o Les cancers et maladies hématologiques malignes actifs et de moins de 3 ans
                  o La transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques
                  o Pathologies psychiatriques chroniques (schizophrénie et troubles bipolaires)
                  o La trisomie 21.
         o Les autres facteurs de risque sont l’exposition des catégories professionnelles (professions de santé, services à la personne) ou l’hébergement en collectivité ou précaire.

 

A ce stade, les données concernant la sclérose en plaques et les situations d’immunodépression (maladies inflammatoire et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur, infection VIH) ne permettent pas de conclure à un risque accru de formes graves.
Ceci explique que les personnes ayant une SEP, une NMOSD ou une maladie associée aux anticorps anti-MOG ne soient pas dans les cibles prioritaires de la campagne de vaccination.

NB : Il est important de ne pas assimiler la vulnérabilité en milieu professionnel et la liste des critères de vulnérabilité avec la priorisation pour la campagne de vaccination.

 

Téléchargez le document complet PDF sur les recommandations en date du 14 décembre 2020

Dernière mise à jour : 19/01/2021
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.