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Régime alimentaire et SEP

23/03/2016

Le but de cette étude était d'évaluer l'influence de l'alimentation sur l'inflammation et le bien-être chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.

Au cours d'une étude pilote de 7 mois, les chercheurs ont étudié les effets d'une alimentation semi-végétarienne hypocalorique et la prise de vitamine D ou d'autres compléments alimentaires tels que les acides gras oméga-3 polyinsaturés ou des compléments multivitaminés chez 33 personnes atteintes de SEP rémittente et 10 personnes atteintes de SEP primaire progressive. Au début de l'étude, puis tous les 3 mois, les malades avaient un examen neurologique et des analyses biochimiques et remplissaient des questionnaires sur leur qualité de vie. L'impact du régime alimentaire était mesuré  par les taux d'acides gras et de vitamine D présents dans le sang, tandis l'inflammation était estimée à l'aide de protéines spécifiques des globules blancs.

Au début de l'étude, tous les patients avaient un taux insuffisant de vitamine D, qui n'a pas augmenté au cours de l'étude malgré l'apport hebdomadaire de 5 000 UI. A l'inverse, les oméga-3 et les acides gras polyinsaturés ont augmenté dès le 3ème mois de régime.

Après six mois de régime alimentaire, aucun changement significatif dans les signes neurologiques n'a été observé aussi bien pour les formes rémittentes que primaires progressives, même si les taux mesurés de protéines spécifiques des globules blancs ont diminué de 59% dans la forme primaire progressive et de 51% dans la forme rémittente.

Commentaire : l'étude a été menée sur un petit groupe de personne et sur une courte durée. Elle nécessite donc d'être confirmée sur un plus grand nombre de personnes atteintes de SEP et sur une durée plus longue.  

Riccio P et collaborateurs, Italie.
Exp Biol Med (Maywood), Mars 2016 .Publié en avance en Janvier.

Dernière mise à jour : 27/05/2020
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.