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Leur vie au laboratoire : Anne Desmazières

Zoom sur ... des passionnés de la recherche
   

 

Anne Desmazières
Neurologue, chercheuse 
Institut du cerveau, Paris

 

  • Pouvez-vous définir votre rôle au sein du laboratoire ?

Je suis une neurobiologiste, chercheuse Inserm et investigateur principal. Je développe mon axe de recherche, avec l’aide d’étudiants et de personnel technique. C’est un rôle très polyvalent, car je suis responsable de projets scientifiques, j’encadre des recherches et je dois trouver les financements pour développer nos projets. 

D’un point de vue pratique, je participe au développement des aspects techniques et je fais également des expériences, bien que ce ne soit plus mon activité principale. Par ailleurs, je suis responsable de la diffusion de notre recherche (écriture d’articles scientifiques, présentations à des congrès, enseignement). 
Je participe également à divers comités, et évalue des articles scientifiques et des demandes de financements.

  • Comment est organisé(e) votre équipe, votre laboratoire ?

Notre laboratoire est implanté à l’institut du cerveau (ICM) à Paris. C’est une grande unité de près de 650 personnes, divisée en équipes. Notre équipe regroupe des cliniciens et des biologistes, ce qui est un avantage majeur dans l’idée de développer une recherche translationnelle.
Du côté de la recherche fondamentale, nous sommes plusieurs investigateurs principaux développant leurs axes de recherche, tout en ayant de nombreuses interactions entre nous et avec les cliniciens.
Nous développons les projets avec des étudiants (Masters, étudiants en thèse et postdoctorants) et du personnel technique (ITA). à l’ICM, nous avons par ailleurs plusieurs plateformes aux fonctions dédiées (Imagerie, culture cellulaire…) avec lesquelles nous collaborons de façon proche, ainsi que du personnel administratif assurant des fonctions de soutien.

  • Comment définiriez-vous votre métier ?

Notre métier est un métier passion. Il peut être difficile, car nous devons accepter d’avancer en terrain non exploré, avec nos seules hypothèses, mais qui est extrêmement gratifiant lorsque les réponses aux questions que nous posons prennent forme et que nos étudiants murissent dans leur parcours. L’idée de pouvoir faire progresser les connaissances, notamment dans le cadre d’une pathologie, est un véritable moteur.
C’est un métier qui requiert créativité, curiosité, ténacité et rigueur scientifique.

  • Quelle est l’activité, la mission qui vous plait le plus et pourquoi ?

C’est une question difficile car l’aspect polyvalent est un des aspects qui m’attirent dans mon métier ! 
Je dirai comprendre et transmettre.
Pour moi, il y a une continuité entre l’acquisition d’un nouveau savoir, en réponse à une question qui nous intéresse, et le fait de le partager, dans le domaine scientifique ou public.
Progresser en science et avoir un impact au niveau sociétal est avant tout un travail d’équipe et un partage, à tous les niveaux.

  • Quels sont les freins que vous rencontrez ?

La précarité constante au niveau des moyens et le fait notamment de sécuriser les salaires du personnel non permanent est coûteux en temps et en énergie.
Dans ce contexte, le soutien de la fondation ARSEP depuis mon recrutement et les échanges avec les patients et leur famille ont été précieux à tout point de vue.

 

Remyélinisation EAE - Anne Desmazières


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Dernière mise à jour : 13/06/2024
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.