Diagnostic et évolution

Diagnostic de la sclérose en plaques

Le diagnostic de sclérose en plaques (SEP) est fondé sur un faisceau d’arguments cliniques et para-cliniques de dissémination temporelle et spatiale des lésions du système nerveux central (SNC) en dehors d’une autre maladie évolutive.

La dissémination temporelle dans la sclérose en plaques se définit comme la succession d’épisodes neurologiques au sein du système nerveux centraldans le temps. 

La dissémination spatiale dans la sclérose en plaques est démontrée par la mise évidence d’une atteinte de plusieurs zones du système nerveux central. Cette dissémination spatiale et temporelle est démontrée à l’examen clinique ou à l’IRM. 

Ainsi le diagnostic de SEP peut être fait devant la survenue de deux poussées ou d’une poussée unique avec des critères de dissémination spatio-temporelle établis par IRM.

Les critères diagnostiques des formes primaires progressives de sclérose en plaques imposent une dissémination spatiale et une progression de la SEP sur 1 an. 

Les examens complémentaires :

  • il n’existe aucun test biologique spécifique pour le diagnostic de SEP. Un bilan biologique minimal est réalisé pour écarter d’autres pathologies.
  • l’analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR, liquide qui entoure le cerveau et la moelle) prélevé par une ponction lombaire n’est pas obligatoire. Elle permet surtout d’éliminer les diagnostics différentiels.
  • les potentiels évoqués visuels, sensitifs, moteurs ou auditifs ne sont plus utiles au diagnostic de SEP.



Formes et évolution de la sclérose en plaques

Lorsque la SEP se déclare elle peut s'exprimer sous 2 formes initiales différentes :

  1. les formes rémittentes, dans lesquelles la sclérose en plaques évolue par poussées successives sans progression de la maladie. Les symptômes de ces poussées disparaissent totalement. Ces formes débutent généralement vers 25/35 ans et représentent 85% des formes de début. 
  2. les formes progressives où la sclérose en plaques évolue de façon lente et progressive avec ou sans poussées surajoutées. On distingue :
  • les formes secondairement progressives qui surviennent chez les patients ayant débuté par une forme rémittente. Elles apparaissent après 10 ou 20 ans d'évolution, lorsque les poussées deviennent plus rares et qu'un handicap à la marche s'installe. Cependant, plus d'un quart des patients n'ont aucune gêne à la marche après 20 ans d'évolution.
  • les formes primaires progressives. Elles débutent généralement plus tardivement, après 40 ans et le handicap s’installe plus rapidement que dans les formes rémittentes. Elles représentent 15% des formes de début.

Aujourd'hui, il est difficile d'avoir des marqueurs prédictifs du handicap au début de la maladie. Chaque patient est un cas particulier avec une expression et une évolution de la maladie qui lui sont caractéristiques. Néanmoins, il faut noter que 20 à 40% des patients ne présentent pas de handicap dans leur vie quotidienne après 15 à 20 ans d'évolution de la maladie. Toutefois, la maladie entraine une diminution de l'espérance de vie de 5 à 7 ans.

Les femmes ont une progression vers le handicap plus lente et moins sévère que les hommes, chez qui le risque de neurodégénérescence et de déficit cognitif est plus élevé.

 

Dernière mise à jour : 21/02/2017
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.