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Etude : Evotrunimib, un nouveau traitement pour la SEP RR

CONTROLER L'ACTIVITE INFLAMMATOIRE AU COURS DE LA SEP. 

Recherche Sclerose en Plaques

L’Evobrutinib est un inhibiteur d’une enzyme qui diminue l’activation des lymphocytes B, les interactions lymphocytes T/ lymphocytes B, la formation des macrophages et la synthèse d’immunoglobulines. Ce traitement oral a été testé en phase 2 au cours d’un essai randomisé en double aveugle incluant 267 patients suivis pendant 24 semaines et répartis en 5 groupes : a) Evobrutinib 25 mg/j ; b) Evobrutinib 75 mg/j ; c) Evobrutinib 75 mg 2 fois par jour ; d) placebo et e) dimethylfumarate comme groupe de référence.

Par rapport au placebo, l’Evobrutinib a montré une efficacité sur le nombre cumulé de lésions rehaussées par le gadolinium et visibles sur l’IRM à 3, 4, 5 et 6 mois aux doses de 75 mg/j et 75 mg 2 fois par jour, avec un effet dose significatif.
De même, l’Evobrutinib (75 mg/j et 75 mg 2 fois par jour) a montré une efficacité sur le taux annualisé de poussées par rapport au placebo.
Concernant les données de sécurité, aucune manifestation infectieuse ou de lymphopénie sévère ont été observées. En revanche, une élévation asymptomatique des transaminases a été observée chez 7 patients traités par Evobrutinib.

En conclusion, l’Evobrutinib qui cible l’immunité acquise et innée pourrait être efficace pour contrôler l’activité inflammatoire au cours de la SEP. Cependant, il faut attendre l’analyse du suivi à 48 semaines qui permettra de déterminer l’effet à plus long terme et apportera des données de sécurité indispensables.

D’après Montalban X et collaborateurs, International

 

Dernière mise à jour : 24/07/2020
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.