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ETUDE : Fréquence, type, répartition de la douleur, facteurs associés chez les personnes SEP

Les douleurs neuropathiques chez les personnes atteintes de sclérose en plaques sont largement décrites. Mais peu de données existent sur les douleurs musculo-squelettiques. L’objectif de cette étude turque était d’analyser la fréquence, le type, la répartition de la douleur et les facteurs associés chez les personnes atteintes de SEP.

Parmi les 223 personnes questionnées :

  • 23,3% n’avaient aucune douleur,
  • 55,6% souffraient de douleurs musculo-squelettiques
  • 21,1% de douleurs neuropathiques. 


Il n’existait aucune différence significative entre les 3 groupes en termes d'âge, de sexe, de durée de la maladie, de statut professionnel, de statut matrimonial et de niveau d'éducation. Les personnes n’ayant pas de douleur et celles ayant des douleurs musculo-squelettiques avaient des scores inférieurs sur l'échelle du handicap (EDSS) comparativement à celles souffrant de douleurs neuropathiques. Les scores de dépression, de fatigue, de somnolence et de qualité de vie étaient significativement différents entre les groupes. Ainsi, les personnes ayant des douleurs neuropathiques avaient une qualité de vie significativement inférieure et une fatigue, une dépression et une somnolence plus élevées que celles ayant des douleurs musculo-squelettiques et celles ayant aucune douleur.

Les douleurs musculo-squelettiques étaient plus fréquentes dans :

  • le bas du dos (52,4%),
  • le cou (51,6%)
  • le haut du dos (45,2%).

 

Les auteurs concluent que la douleur est un symptôme très fréquent chez les personnes atteintes de SEP puisqu’elle touche plus de 76% d’entre elles. Toutefois, les douleurs neuropathiques sont associées à une moindre qualité de vie en raison de niveaux plus élevés de dépression, de fatigue et de somnolence.

Kahraman T et collaborateurs, Turquie.
Mult Scler Relat Disord. Janvier 2019

Dernière mise à jour : 19/02/2019
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.