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ETUDE : Ménopause et SEP

L’influence de la ménopause sur l’évolution de la SEP

Les variations hormonales sont connues pour influer sur l'évolution de la sclérose en plaques (SEP). L’objectif de cette étude portugaise était d'évaluer l'impact de la ménopause sur l'évolution de la maladie, c’est-à-dire sur le nombre de poussées et la progression du handicap.

L’étude rétrospective incluait les femmes âgées de plus de 44 ans, ménopausées, chez lesquelles un diagnostic de SEP avait été posé au moins 1 an avant la ménopause. L'impact de la ménopause sur l'évolution de la SEP a été évalué en comparant les données cliniques et radiologiques au cours des 5 années précédant et suivant la ménopause. L'analyse a été répétée en fonction de la prise ou non d’un traitement, son changement éventuel et le diagnostic d’autres pathologies au cours de la période d'observation, ces facteurs pouvant également avoir une incidence sur l’évolution de la maladie.

37 femmes, dont l'âge moyen au moment de la ménopause était de 49,8 ans ont été incluses dans l’étude. Dans les 5 ans suivant la ménopause, une diminution du taux annualisé de poussée a été observé par rapport à la même période avant la ménopause. En revanche, la progression du handicap s'est poursuivie à un taux similaire par rapport à la période préménopause. Ces observations n’étaient pas différentes lorsque l’analyse a été faite avec les sous-groupes (traitements, autres pathologies).

Les résultats de cette étude donnent un indicateur de l’évolution de la SEP chez les femmes ménopausées, toutefois, ils nécessitent d’être confirmés avec un nombre plus important de femmes.

 

Ladeira F et collaborateurs, Portugal. Eur Neurol. Janvier 2019.

Dernière mise à jour : 19/11/2019
Appelée SEP ou multiple sclerosis en anglais, la sclérose en plaques est une maladie neurologique qui détruit la gaine de myéline. Qu’elle soit de forme rémittente (à poussées) ou de forme progressive, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de cette affection. La Fondation ARSEP œuvre depuis 1969 avec ses bénévoles, aux côtés des facultés, de l’INSERM, du CNRS et de différents instituts de recherche médicale, dont l’ICM et Pasteur.